Journal de fin de jeunesse

Réponse

Je viens de répondre au mail d’anniversaire de J. Mon adoré. En lui répondant, j’ai réalisé. J’ai réalisé : à quel point c’était poétique entre nous. Entre nous deux. Nous deux, on créait de la poésie en étant ensemble. Nous deux, on était de la poésie en créant ensemble.
Une telle poésie. Que je ne retrouve jamais. Chez personne. Et que je n’arrive pas à réécrire, avec personne.

Plus jamais il n’y a eu de poésie comme ça entre moi et quelqu’un.
Et c’est la chose qui me manque. Mon insatisfaction éternelle vient de là. Du manque de la poésie.
Tous. Tous les hommes de l’après J. Et de l’après poésie. Tous, il me paraissent ternes. Et ils le sont : ternes.
J. avec sa poésie qui revient dans un mail chaque année. J. ne m’aide pas à aller de l’avant.
Depuis bientôt 5 ans je cherche les vers. Depuis bientôt 5 ans je tente des rimes. Depuis bientôt 5 ans tout est faux. En amour tout est faux.
C’est en répondant à J. aujourd’hui que je réalise ça; la fausseté de tout ce qui lui a succédé.
Et j’en suis heureuse. Car je me dis que si ce n’est plus lui, plus jamais lui, alors quelqu’un d’encore plus incroyable m’attends.
Je ne mérite pas moins que cette poésie là.

Voici ma réponse. à Lui :

Jordi Gracias Porque lo sientes ? Que bueno que te acuerdes de la bella que algun dia conociste. Y como te vas a acordar de mi sin saber ya quien soy ? Estoy bien. Y soy feliz. Aunque no siempre serena… A veces la bella cancion que es mi vida se parece a la que te mando hoy. Asi soy yo con yo misma. A veces, solo a veces. 27. Edad maldita. Me encanta. En septiembre estare en China, con los pandas, del Shechuan. Quiero saber de ti. Todo lo que no importa. Y lo de mas, guardalo por ti. Solo espero que estes feliz y todavia un nino. Te mando un beso

Traduction

Jordi Merci Pourquoi es-tu désolé ? C’est merveilleux que tu te rappelles de la belle fille que tu as connu un jour. Et comment te souviendrais-tu de moi si tu ne sais pas qui je suis aujourd’hui ? Je vais bien. Et je suis heureuse. Bien que pas toujours sereine… Parfois, la jolie chanson qu’est ma vie ressemble à celle que je viens de t’envoyer. Je suis comme ça avec moi-même. Des fois. Juste des fois. 27 ans. Âge maudit. Cela m’enchante. En septembre je serai en Chine, avec les pandas du Shechuan. Je veux des nouvelles de toi. Tout ce qui n’est pas important. Et le reste, gardes le pour toi. J’espère juste que tu es heureux, et encore un enfant. Je t’embrasse

En pièce jointe, je lui ai envoyé une chanson effectivement. La superbe chanson Lament, de Youn Sun Nah